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CaD_5#3

La Violence

QUELQUES RÉFÉRENCES POUR LE FILM TOI DE CHRISTOPHE LEROY

Voici quelques extraits de films qui utilisent différentes techniques pour parler de violence au cinéma. Il y a bien sur plein d’autres façons de le faire, beaucoup d’autres films plus ou moins récents en parlent, mais voici un premier choix.

 

Orange mécanique, Stanley Kubrick, 1971


Le cinéma de Stanley Kubrick est parcouru de personnages violents, c’est bien sûr le cas dans Orange mécanique sorti en 1971, où la violence est le sujet même et qui est devenu une référence cinématographique incontournable.

Dans l’extrait ci-dessous, Kubrick joue sur le décalage de la musique et de la forme filmique avec l’action violente. Avec l’utilisation de la voix off, on entre dans la tête du personnage et on voit donc la vie à travers ses yeux. Grâce à l’utilisation du ralenti et d’une lumière dorée en contre jour, on comprend que pour lui la violence est aussi belle qu’un morceau de musique classique composé par Rossini.

En jouant sur ce décalage, Kubrick réussit à mettre en place un climat des plus malsains. Très dérangeant.


 

Taxi Driver, Martin Scorsese, 1976


Dans Taxi Driver réalisé par Martin Scorsese en 1976, l’isolement et l’impossibilité de se reconnecter avec le monde et les autres conduisent progressivement le personnage principal à la démence. Désespérément seul, il se parle dans un miroir pour se convaincre d’aller, par la violence et le sang, extraire une âme sœur de ce monde qui est monde entier sans lui.

La scène qui suit est la scène de cinéma que le monde entier connaît. Elle a été maintes et maintes fois reprise et citée dans d’autres films. Nous la regardons encore afin de mieux observer les choix de cadres que fait le réalisateur afin de montrer l’enfermement du personnage.


Illustration 1

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Le sur-cadrage de ce plan accompagné du décor : les rideaux de fer mettent le personnage dans une atmosphère carcérale.


Illustration 2

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Le cadre ne laisse que très peu « d’air » à son regard, celui-ci se confronte directement aux lignes du cadre. Cela donne au spectateur le sentiment que le personnage a très peu d’espace pour lui.


Illustration 3

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Ici le cadre coupe la tête au comédien, on pourrait lire ça comme la mise en image du dicton « perdre la tête ».


Illustration 4

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Dans ce plan, le décor enferme le personnage et la caméra l’écrase sur son lit.
 

 

Made in Britain, Alan Clarke, 1982


Un film réalisé pour la BBC, dans lequel Alan Clarke utilise une caméra en mouvement pour suivre au plus près son personnage. Il permet ainsi aux spectateurs de ressentir de l’empathie pour un personnage qui, a priori, n’a rien de très sympathique (un gros néo-nazi), mais il montre aussi, tout en le nuançant, son refus de se plier aux normes de la société.

 

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