Compendium

CaD Cinéma

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CaD_1#3

Mouvements de caméra

MOUVEMENTS DE CAMÉRA

 

  • PLAN FIXE :

 

La caméra ne bouge pas, on parle alors de plan fixe.

 

 

 

  • LE PANORAMIQUE :

 

La caméra est montée sur un pied fixe mais effectue un mouvement latéral et/ou vertical par le biais d’une poignée ( cela peut correspondre à un suivi de regard d’un personnage par ex )
Il existe une technique reposant sur le montage permettant de recréer l’impression d’un panoramique continu appelée le panoramique filé. Il s’agit de faire un panoramique dont le mouvement est très rapide et de profiter du flou pour donner l’illusion d’une continuité de mouvement au montage ( on filme la fin du plan en faisant un mouvement si rapide que le décor et flou et le début de l’autre de la même façon. le montage n’a plus qu’à enchainer les deux plans dans le mouvement pour créer l’illusion d’un panoramique continu ) Ce genre de procédé montre comment des artifices de montage peuvent recréer une illusion de cohésion d’espace et de temps.

 

à 00'42

 

 

 

 

  • LE TRAVELLING :

 

La caméra est en mouvement, la valeur des plans peut changer selon le mouvement.

 

Si elle se déplace sur le côté on va parler de Travelling Latéral.

 

 00'34

 

 

 

Si elle se rapproche du sujet, on va parler de Travelling Avant.

 

 

 

Si elle s’éloigne du sujet, on va parler de Travelling Arrière.

 

 Différence de sens intéressante entre le premier ( à 00'20 ) de suivi et le dernier ( à 02:20 )

 

 

On notera au début du plan des zoom et dezoom : la caméra ne bouge pas le mouvement est fait par l’optique.

 

Si le mouvement est vertical, de bas en haut ou de haut en bas, on va parler de Travelling Vertical.

 

 

 

Si le mouvement tourne autour du sujet on parle de Travelling Circulaire.

 

 

 

 Enfin il y a le Travelling Compensé, On effectue un zoom avant ou arrière pendant le travelling.

 

 

 

Les travellings peuvent être utilisés pour plusieurs raisons : suivre le mouvement de sujets, montrer une action en mouvement sans interruption par la coupe, focaliser l’attention sur quelque chose, révéler des éléments que l’on ne voyait pas au cadre, etc…
Par exemple ici le mouvement étant lié à l’avancée du personnage de jack Nicholson que ce soit en le suivant en travelling arrière ou faisant reculer Betty par le travelling avant, le travelling permet alors de faire monter l’angoisse étant liée au psychopathe mais étant aussi “acteur” de la scène. C’est le montage alternant entre les deux travelling qui va créer cette tension. Si l’on se contentait de suivre Jack Nicholson, on ne pourrait pas avoir l’angoisse qui monte selon le recul de Betty.

 

 

 

 

  •  CAMÉRA PORTÉE:

 

Enfin si la caméra n’est pas fixée à un pied mais portée par le cadreur on parle alors de caméra portée, c’est très utilisé dans les scènes de course poursuite par exemple, le mouvement correspond plus à celui du personnage, n’étant pas aussi stable qu’un travelling il créer une sensation de malaise, d’incertitude.

 

 

Faire attention au montage de cette scène, comment montre-t-il la brutalité de la guerre ? 

 

Ces règles peuvent être contournées, détournées, mais il faut les connaître pour savoir le sens qu’on met dans le choix des plans au montage, le montage étant l’écriture finale du film il faut en connaître la grammaire.
La façon dont on monte les valeurs de plans entre elle impacte la réception du film. Par exemple si l’on passe d’un plan large à un Gros plan, cela peut signifier que l’on veut insister sur un détail ou une émotion. Inversement passer d’un gros plan à un plan large induit une mise à distance du sujet, ou permet de révéler quelque chose de l’environnement ( par exemple d’autres personnages qui seraient arrivés hors-champ et créer un effet de surprise sur le spectateur. ) Ce choix se fait en partie au tournage : il faut avoir le montage en tête afin de découper le film ( on ne pourra pas inventer un plan d’ensemble au montage ni un très gros plan), mais peut aussi se trouver pendant le montage.
L’une des chose les plus importantes est de trouver le rythme du film, en rythmant le passage d’un plan à l’autre, en jouant sur les durées des plans. La cohérence d’un film passe beaucoup par son rythme. La justesse de la durée d’un plan, de la coupe. A quel moment arrête t-on un plan ? Sur quel geste ? Quelle parole ? Quel regard ? Combien de temps dure t-il ? Laisser un plan dans la durée peut induire une contemplation, un malaise, etc… On peut créer du suspense en jouant sur l’alternance entre des plans longs, en laissant se dérouler deux actions parallèles longuement créant ainsi une tension par la longueur ( par exemple le décompte d’une bombe seconde par seconde et la victime qui arrive à l’endroit où elle se trouve )ou bien par un montage très rapide qui va créer la tension en jouant sur un rythme sec et vif ( même exemple mais on passe de la bombe à la victime en très peu de temps, les deux se mêlant presque )
Il s’agit aussi du choix des plans. Le meilleur jeu d’acteur, la meilleure lumière, etc.. Le monteur s’intéresse au jeu, trouver la prise la plus juste. Il faut aussi que les prises choisies soient raccords au niveau du jeu.
Ça nous amène sur les raccords. On appelle Raccord le passage d’un plan à l’autre. C’est ce qui caractérise le cinéma : l’enchaînement d’images et de son dans une continuité temporelle.
Il y a ici quelques règles ( que l’on peut toujours transgresser mais c’est bien de les connaître.

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